Le Judo

Le judo ( j贖dlitt. 竄 voie de la souplesse 罈) a 矇t矇 cr矇矇 en tant que p矇dagogie physique, mentale et morale au Japon par Jigor Kan en 1882. Il est g矇n矇ralement cat矇goris矇 comme un art martial moderne, qui a par la suite 矇volu矇 en sport de combat et en sport olympique. Sa caract矇ristique la plus pro矇minente est son 矇l矇ment comp矇titif dont l’objectif est soit de projeter, soit d’amener l’adversaire au sol, et de l’immobiliser (Techniques de ma簾trise), ou de l’obliger abandonner l’aide de cl矇s articulaires et d’矇tranglements. Les frappes et coups main nue ainsi que les armes font aussi partie du judo mais seulement sous la forme pr矇-arrang矇e (kata) et ne sont pas autoris矇s en judo de comp矇tition ni en pratique libre (randori).

Le lieu o羅 l’on pratique le judo s’appelle le dojo (dj, litt矇ralement lieu d’矇tude de la voie). Les pratiquants nomm矇s judokas, portent une tenue en coton renforc矇e appel矇e judogi, ou commun矇ment 竄 kimono 罈 en France (m礙me si le terme kimono en japonais ne correspond pas). Le judogi est g矇n矇ralement blanc, mais pour faciliter la distinction entre les combattants dans les comp矇titions, un judoka peut avoir un judogi bleu dans les comp矇titions internationales. Le judo se pratique pieds nus, chez les hommes torse nu sous le judogi et chez les femmes un tee-shirt blanc sous le judogi. Les judokas exercent, l’entra簾nement et en comp矇tition, sur un tatami, un tapis raide qui amortit les chocs et d矇limite une zone de combat en carr矇 l’aide de tapis de couleurs diff矇rentes, dont la surface de combat est de 64 m癡tres carr矇s (8 x 8) au minimum et de 100 m癡tres carr矇s (10 x 10) au maximum. Le judo est un sport olympique et n矇cessite de l’implication tant au niveau du combat qu’au niveau des rencontres techniques et de l’aide aux 矇v矇nements pour atteindre un grade 矇lev矇.

HISTOIRE

Le souhait de Jigoro Kano, son fondateur, 矇tait de populariser une m矇thode visant mieux utiliser ses ressources physiques et mentales en prenant comme point de d矇part l’enseignement des kory贖 (anciennes 矇coles traditionnelles), Tenshin Shinyo Ry贖 et Kito Ry贖, qu’il avait pratiqu矇 durant six ann矇es. La l矇gende dit que pour 矇tablir les principes du judo, il s’inspira du spectacle d’arbres couverts de neige, lors d’un hiver rigoureux, en remarquant que les branches du cerisier r矇agissaient diff矇remment des roseaux (cette l矇gende est en fait celle de la cr矇ation du ju-jitsu bien avant la cr矇ation du judo).

Sous le poids de la neige abondante, les branches de cerisiers, dures, cassaient alors que les roseaux, plus souples pliaient et se d矇barrassaient de 竄 l’agresseur 罈 avec souplesse. La voie de la souplesse 矇tait n矇e.

La 竄 l矇gende 罈, dans sa simplicit矇, n’est pas 矇loign矇e du souhait initial de populariser une m矇thode visant mieux utiliser ses ressources physiques et mentales. Jigoro Kano avait conscience que le ju-jitsu tel qu’il 矇tait pratiqu矇 n’矇tait plus adapt矇 l’矇poque moderne. Les techniques 矇taient parfois tr癡s dangereuses apprendre et la plupart des ma簾tres n’矇taient pas tr癡s p矇dagogues ou enseignaient un ju-jitsu d矇cadent et inefficace. En s’inspirant des m矇thodes de diff矇rentes gymnastiques occidentales, Jigoro Kano d矇cida d’expurger du jujitsu les mouvements dangereux et de codifier les techniques restantes afin de faciliter l’enseignement sous formes de kata. L’art de la souplesse, d矇barrass矇 de sa vocation guerri癡re, n’矇tait plus du ju-jitsu, mais une nouvelle voie martiale (bud)  vocation 矇ducative. Le judo 矇tait n矇.

Le judo connut un succ癡s qui s’矇tendit largement au-del des fronti癡res japonaises et contribua largement populariser les arts martiaux japonais, tout en entra簾nant la confusion entre art martial et sport de combat. Ainsi, le judo des origines s’orienta de plus en plus vers l’aspect sportif lorsque les champions du Kodokan eurent d矇finitivement battu la plupart des 矇coles de ju-jitsu au cours de combats organis矇s. Le pouvoir 矇conomique du Kodokan 矇tait ainsi d矇finitivement install矇 dans le monde des arts martiaux japonais.

Le judo commence 礙tre enseign矇 au Japon en 1882, au Kodokan, en France par ma簾tre Mikinosuke Kawaishi, Shi-Han, titre de noblesse lui conf矇rant le droit de s’asseoir la droite de l’empereur (1899-1969). Mikinosuke Kawaishi ouvre son premier dojo au 109 boulevard Auguste-Blanqui, Paris XIIIe dans un ancien atelier et publie le premier recueil Ma m矇thode de Judo, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Il est second矇 par ma簾tre Shozo Awazu (1923-2016). Moshe Feldenkrais (1904-1984) cr矇e en 1936 le 1er club de Judo en France le Jujitsu-Club de France, puis en 1946, Paul Bonet-Maury fonde la F矇d矇ration fran癟aise de judo et de jiu-jitsu (FFJJJ) dont il devient le 1er pr矇sident et qui se s矇pare ainsi de la F矇d矇ration fran癟aise de lutte et deviendra par la suite la F矇d矇ration fran癟aise de judo-jujitsu, kendo et disciplines associ矇es.

En 1947, Jean de Herdt fonde le Coll癡ge des Ceintures Noires de judo dont le 1er pr矇sident 矇lu sera Jean Andrivet.

C’est aussi cette 矇poque que se d矇veloppera le c繫t矇 sportif et qu’apparaitront les premi癡res comp矇titions. Le nombre de pratiquants de par le monde s’accro簾t alors consid矇rablement.

Le judo est la discipline la plus pratiqu矇e en France, devant le karat矇 et l’a簿kido. Il est le quatri癡me sport le plus pratiqu矇 en France en 2012 avec plus de 600 000 licenci矇s et 5 547 clubs. Le judo masculin a 矇t矇 test矇 dans le programme olympique pour les jeux de Tokyo en 1964, et d矇finitivement admis aux J.O. de Munich en 1972. Le Judo f矇minin fut pr矇sent en tant que sport de d矇monstration aux J.O. S矇oul en 1988, mais qu’officiellement au programme partir des J.O. de Barcelone en 1992. Dans le monde le judo est le troisi癡me art martial le plus pratiqu矇 derri癡re le karat矇 et le taekwondo avec 8 millions de pratiquants.

CODE MORAL

Shozo Awazu fait partie de ceux qui sont l’origine du Code moral du Judo cr矇矇, en 1985, par Bernard Midan, sur la base du code d’honneur et de morale du coll癡ge national des ceintures noires propos矇 par Jean-Lucien Jazarin sur la base du texte de Nitobe.

  • La politesse, c’est le respect dautrui.
  • Le courage, c’est faire ce qui est juste.
  • La sinc矇rit矇, c’est s’exprimer sans d矇guiser sa pens矇e.
  • L’honneur, c’est 礙tre fid癡le la parole donn矇e.
  • La modestie, c’est parler de soi-m礙me sans orgueil.
  • Le respect, sans respect aucune confiance ne peut na簾tre.
  • Le contr繫le de soi, c’est savoir se taire lorsque monte sa col癡re.
  • L’amiti矇, c’est le plus pur et le plus fort des sentiments humains.

Lorsqu’il a cr矇矇 le judo, Jigor Kan voulait extraire du jiu-jitsu un moyen d’矇ducation du corps et de l’esprit 竄 adapt矇 l’矇ducation de toute une nation 罈. Depuis sa cr矇ation, l’enseignement du judo est accompagn矇 de l’inculcation au judoka de fortes valeurs morales. Certaines valeurs du judo sont donc directement extraites du bushid繫.

Le respect et la confiance que l’on accorde son adversaire lors d’un combat de judo sont primordiaux. En effet, lorsqu’un judoka fait chuter son adversaire, il doit garder le contr繫le de sa prise, et la plupart des prises n矇cessitent de retenir son adversaire pour qu’il chute 竄 correctement 罈. d矇faut, l’adversaire pourrait 礙tre gravement bless矇. Les cl矇s de bras pourraient facilement disloquer ou d矇bo簾ter les articulations de son adversaire. Les 矇tranglements, s’ils 矇taient mal ex矇cut矇s ou mal maitris矇s, pourraient eux aussi 礙tre tr癡s dangereux. Mais le respect et la confiance du judoka envers un autre judoka lors d’un combat sont absolus. Au judo, les valeurs morales sont plus importantes que la technique elle-m礙me.

Les nombreux saluts sont la marque la plus visible du respect qui r矇git le judo.

TECHNIQUE

Le judo sportif diff矇rencie explicitement :

  • les techniques de projection visant d矇s矇quilibrer l’adversaire pour le faire tomber au sol, vers l’arri癡re, l’avant ou le c繫t矇 : nage waza dans lequel on retrouve :
    • le groupe des techniques debout : tachi waza
      • les techniques de jambes : ashi waza
      • les techniques de bras (矇paule) : te waza
      • les techniques de hanches : koshi waza
      • les techniques de sacrifice dans l’axe : ma sutemi waza parmi lesquelles on retrouve la fameuse 竄 planchette japonaise 罈 (Tomoe nage)
      • les techniques de sacrifice sur le c繫t矇 : yoko sutemi waza
      • les techniques d’enroulement : makikomi waza
  • les techniques de contr繫le visant dominer l’adversaire : katame waza dans lequel on retrouve :
  • les techniques pratiqu矇es au sol : ne waza
    • les techniques d’immobilisation : osae komi waza, qui s’effectuent lorsque l’adversaire est couch矇 sur le dos, les deux 矇paules au sol (au contraire du syst癡me jujutsu-fighting o羅 une immobilisation sur le ventre est comptabilis矇e).
    • les techniques d’矇tranglement : shime-waza, qui peuvent porter sur le syst癡me respiratoire obligeant l’adversaire abandonner rapidement (hadaka-jime par exemple), ou sur le syst癡me sanguin du cou (comme sankaku-jime), plus rapide agir mais aussi plus dangereux.
    • les techniques de luxation : kansetsu waza, port矇es uniquement sur le coude (comme ude-gatame et waki-gatame).

Les techniques de luxation et d’矇tranglement sont 矇galement autoris矇es debout (en tachi waza), bien que tr癡s rarement vues et utilis矇es en comp矇tition. En effet, le r癡glement interdit l’amen矇e au sol par ces techniques, ce qui les rend plus difficiles placer.

Certains katas (formes) de judo n矇cessitent de pratiquer 矇galement les techniques de frappe (atemi waza). On y retrouve

  • les coups de pied (geri),
  • les coups de poing (tsuki)
  • les coups du tranchant de la main (shuto).

Aucun coup n’est port矇.

ENTRAINEMENT

Les plus jeunes judokas pratiquent leur sport de mani癡re ludique gr璽ce aux entra簾nements sous forme de jeux propos矇s par l’entra簾neur qui les aide prendre confiance en eux et d矇couvrir leur corps qui va 矇voluer. Une des 矇tapes indispensables est l’apprentissage de la chute, les ukemi. Ils vont devenir plus s羶rs d’eux, plus souples et plus forts afin de se pr矇parer pour les prochaines comp矇titions et pour le prochain passage de grade.

Le passage se d矇roule en g矇n矇ral la fin de la saison avec son professeur (pour tous les grades jusqu’ la ceinture marron incluse), qui demande l’矇l癡ve d’effectuer certaines techniques qu’il a apprises au cours de la saison. Ces techniques sont effectuer avec un partenaire : Tori, celui qui saisit, et Uke celui qui 竄 re癟oit 罈 l’action de son partenaire.

Lors des randoris, combats d’entra簾nement, il y aura les 竄 souples 罈 qui consistent se laisser tomber si son partenaire a bien fait sa technique, puis le randori 竄 normal 罈, c’est--dire, que le but est de ne pas tomber sur le dos (comme en comp矇tition) mais sans se faire mal ou mal son partenaire et sans commettre de faute. L’entra簾nement est fait pour apprendre et il faut tomber pour apprendre !

  • Tandoku-renshu : Couramment traduit par 竄 judo contre l’ombre 罈 竄 d矇signe l’entra簾nement en solitaire sans l’aide d’un partenaire 罈.
  • Uchi-komi : signifie 竄 marteler 罈. Se pratique deux pour travailler en r矇p矇tition l’entr矇e d’une projection (d矇s矇quilibre 竄 Kuzushi 罈, placement du corps 竄 Tsukuri 罈) sans faire chuter le partenaire.
  • Nage-komi : se pratique deux, c’est la suite logique de l’uchi-komi puisqu’il s’agit de r矇p矇ter plusieurs fois une technique enti癡re, avec chute (竄 Tsukuri-Kuzushi-Kake 罈) lorsque l’on travaille le nage-waza. Il est possible de travailler en nage-komi en ne-waza (au sol).
  • Yaku-soku-geiko : traduit par entra簾nement conventionnel, dans le m礙me esprit que le nage-komi, cet exercice s’effectue en d矇placement permanent, lors duquel Tori profite d’opportunit矇s pour lancer des attaques. Uke chute chaque fois, n’esquive ni ne bloque les attaques.(c’est une sorte de randori d’矇tude).
  • Kakari-geiko : est une sorte de randori dans lequel on impose un th癡me. On peut donner comme exemple : Tori (celui qui saisit) a un r繫le offensif, il attaque constamment Uke (celui qui re癟oit) qui doit se d矇fendre sans toutefois bloquer compl癡tement Tori afin de lui permettre de travailler. On peut appeler cela une opposition standardis矇e.
  • Randori : se traduit par 竄 saisies libres 罈. Le randori est une forme de combat souple, dans lequel les deux judokas sont partenaires plus qu’adversaires puisqu’ils doivent permettre l’autre de travailler. Il faut donc ne pas bloquer l’autre, tout en opposant une r矇sistance mod矇r矇e pour simuler les conditions d’un combat. C’est un exercice difficile r矇aliser dans cette optique.
  • Shiai : 竄 Combat martial de la comp矇tition pure o羅 aucune erreur n’est permise sous peine de perdre le combat 罈.

KATAS

Ces katas repr矇sentent des exercices de style, de concentration particuli癡rement difficiles et constituent la source m礙me des principes du judo. La bonne ex矇cution de ces katas n矇cessite de ce fait de longues ann矇es de pratique pour permettre au judoka d’en saisir le sens profond.

Les plus connus des katas sont :

  1. formes du Kodokan :
    1. Nage-no-kata (forme des projections) compos矇 de 5 groupes (te-waza, koshi-waza, ashi-waza, mae-sutemi-waza, yoko-sutemi-waza).
    2. Katame no kata (forme des contr繫les) compos矇 de 3 groupes (osae-komi-waza, shime-waza, kansetsu-waza).
    3. Kime-no-kata (forme de la d矇cision).
    4. Kodokan Goshin-Jutsu (Nouveau Jujitsu. Techniques de d矇fense personnelle du Kodokan).
    5. Ju-no-kata (forme de la souplesse).
    6. Itsutsu-no-kata (forme des cinq principes).
    7. Koshiki-no-kata (forme des techniques anciennes).
    8. Seiryoku-zen’yo-kokumin-taiiku (矇ducation physique nationale pour l’efficacit矇 maximum) – ce kata contient le kime-shiki (forme de la d矇cision, destination des femmes).
    9. Joshi goshin-ho
  2. autres formes :
    1. Go-no-sen-no-kata (forme des contre-prises)
    2. Nanatsu-no-kata (forme des sept techniques)
    3. Nage-Ura-No-Kata (autre forme de contre prises cr矇矇e par ma簾tre Mifune)
    4. Go-no-kata (forme de duret矇)

Concours de kata : depuis quelques ann矇es des comp矇titions de kata sont organis矇es travers l’Europe et le monde, notamment en Belgique et en France o羅 il existe un circuit national.

GRADES

Les grades sont attribu矇s un pratiquant et permettent d’矇valuer son niveau technique, son efficacit矇 en combat, son degr矇 d’anciennet矇 ainsi que ses qualit矇s morales, ce qui correspond au respect scrupuleux du code moral ainsi qu’un investissement suffisant dans la pratique. Sans un minimum de respect des r癡gles exig矇es, aucun judoka ne peut pr矇tendre l’obtention d’un grade.

Les ceintures de couleurs ont 矇t矇 invent矇es en Angleterre au milieu des ann矇es 1920 puis introduites en France par le professeur Mikinosuke Kawaishi. On trouve dans l’ordre les ceintures blanche, jaune, orange, verte, bleue et marron. Suivent les ceintures dites sup矇rieures, respectivement noire du 1er au 5e dan, rouge et blanche du 6e au 8e dan, et enfin rouge pour les 9e et 10e dan.

La ceinture violette a 矇t矇 retir矇e depuis la mise en place des ceintures bicolores (blanche-jaune, jaune-orange, orange-verte) repr矇sentant des grades alternatifs pour 矇valuer et r矇compenser les plus jeunes ; la ceinture verte-bleue a quant elle 矇t矇 abandonn矇e lors du passage de l’璽ge requis de 16 ans 15 ans pour l’obtention du 1er dan. On trouve aussi, dans la cat矇gorie 矇veil-judo, les ceintures blanches 1 ou 2 竄 lis矇r矇s 罈 horizontaux. Il se peut aussi d’avoir des barrettes la place d’une ceinture blanche-jaune. Ce qui donne une ceinture blanche avec une barrette jaune coudre, ainsi de suite jusque parfois trois barrettes (en Belgique).

Symboliquement, il fut donn矇 Jigoro Kano, le fondateur du judo, une ceinture particuli癡re titre posthume, la ceinture blanche large, de la couleur des d矇butants pour signifier que l’on n’a jamais tout appris et qui correspond au 12e dan, sachant qu’il n’y a pas de 11e dan.

Les ceintures de couleurs blanche marron correspondent des grades nomm矇s kyu : du 9e kyu repr矇sent矇 par la ceinture blanche jusqu’au 1er kyu par la ceinture marron.

En France, les grades inf矇rieurs la ceinture noire sont d矇livr矇s par un professeur de judo dipl繫m矇 d’tat, le plus souvent la suite d’un passage de grades organis矇 par le club, selon des crit癡res techniques, des r矇sultats ou participations aux diverses comp矇titions, du comportement de l’矇l癡ve (li矇 au code moral du judo) qui porte sur la pr矇sence durant la saison, vis--vis de ses camarades

Au-dessus des kyu, les niveaux sont nomm矇s dan : du 1er dan au 5e dan, la ceinture est noire ; les 6e7e et 8e dan sont repr矇sent矇s par une ceinture larges bandes rouges et blanches altern矇es, les 9e et 10e dan par une ceinture rouge. Apr癡s la ceinture rouge, il y a une ceinture qui n’a 矇t矇 obtenue que par Jigor Kan, la ceinture blanche large (11e et 12e dan, 12e dan que ma簾tre Kano n’a obtenu qu’ titre posthume).

  • Les 2e et 3e dan correspondent au nom japonais de deshi qui signifie disciple.
  • Les 4e et 5e dan au renshi (ma簾trise ext矇rieure)
  • Les 6e et 7e dan au kyoshi (ma簾trise int矇rieure)
  • Les 8e et 9e dan au hanshi (ma簾trises int矇rieure et ext矇rieure unifi矇es)
  • La 10e dan au keijin (tr矇sor vivant).

L’obtention des niveaux partir de la ceinture noire peut se faire de deux mani癡res :

En comp矇tition, il faut passer trois UV (unit矇s de valeur)

  • un examen de katas devant un jury r矇gional ou national officiel
    • gagner des points lors de combats officiels (44 en un tournoi ou en un shiai ou 100 sur plusieurs et 120 pour le troisi癡me et quatri癡me dan) entre ceintures noires et marron (pour l’obtention du premier dan)
    • participer un stage concernant l’organisation et l’arbitrage des comp矇titions. Pour le premier et second dan, un requis d’arbitrage est obligatoire. Ce requis consiste passer un apr癡s-midi sur une comp矇tition officielle en tant qu’arbitre auxiliaire (commissaire sportif) pour le premier dan et arbitre pour le second dan.
  • Expression technique

Il faut passer diff矇rents UV d矇finis pour chaque grade. Citons pour exemple les UV du 1er dan expression technique

  • UV1 : katas
  • UV2 : techniques debout et sol
  • UV3 : exercices d’application judo
  • UV4 : techniques de d矇fenses ju-jitsu

Bien souvent, en parlant de 竄 ceinture jaune 罈 ou de 竄 ceinture noire 罈, on d矇signe par m矇tonymie non pas la ceinture en elle-m礙me, mais le d矇tenteur du grade associ矇. Il est donc possible de dire : 竄 ce judoka est une ceinture noire 罈.

ARBITRAGE

  • Termes g矇n矇riques
    • Hajime (les mains le long du corps) : commencez
    • Mate (bras tendu vers les commissaires sportifs, paume face la table) : pause dans le combat
    • Soremade : fin du combat
    • Hiki-wake : 矇galit矇
    • Sonomama (en touchant les deux combattants) : ne bougez plus (lorsque l’arbitre veut v矇rifier quelque chose sans modifier l’issue du combat ou replacer un combattant en immobilisation)
    • Yoshi (en touchant bri癡vement les deux combattants) : reprenez le combat (apr癡s sonomama)
    • Hantei : d矇cision des juges
  • Avantages (tous les points donn矇s ci-dessous sont attribu矇s lors des comp矇titions officielles)
    • Kinza : nest pas 竄 ouvertement comptabilis矇 罈 par l’arbitre, mais est gard矇 en t礙te par ce dernier jusqu’ la fin du combat, et, en cas d’矇galit矇, permet de d矇signer un vainqueur. Parfois en cas d’矇galit矇, m礙me si aucun combattant n’a chut矇, si l’un des deux combattants a entrepris beaucoup plus d’attaques que l’autre, en prenant beaucoup plus de risque que l’autre, il peut 礙tre d矇sign矇 vainqueur par l’arbitre.
    • Koka : 3 pts a disparu du judo moderne depuis la saison 2008-2009 pour les minimes, cadets, juniors et seniors (r癡glement fran癟ais et international). Il d矇signait une chute, sur la partie arri癡re du corps, sans qu’aucune 矇paule ne touche terre, mais avec suffisamment de vitesse, de force et de contr繫le. Dans le cas g矇n矇ral, une chute sur les fesses entra簾nait un koka. Il est devenu un kinza.
    • Yuko : 5 pts a disparu du judo moderne depuis la saison 2017-2018 pour les minimes, cadets, juniors et seniors (r癡glement fran癟ais et international). Il d矇signait une chute sur le c繫t矇 mais plus c繫t矇 ventre, consid矇r矇 comme valeur basse, attribu矇 lors d’une projection, un temps d’immobilisation au sol ou sanction l’adversaire.
    • Waza-ari : 7 pts (bras tendu sur le c繫t矇 au-dessus de l’horizontale, doigts tendus) 竄Il y a technique罈, par projection temps d’immobilisation au sol ou sanction l’adversaire.
    • Ippon : 10 pts (bras tendu au-dessus de la t礙te, doigts tendus) 竄Un point罈, par projection dite 竄 parfaite 罈, immobilisation de l’adversaire jusqu’au terme du temps, debout ou au sol, par abandon de l’adversaire par soumission ( la suite d’un 矇tranglement ou d’une clef de bras), c’est la fin du combat.

Nouvelle r矇partition des avantages et crit癡res d’attribution :

  • Ippon : impact significatif sur le dos. Donne imm矇diatement la victoire.
  • Waza-ari : impact sur le c繫t矇 prononc矇 vers le dos. Deux Waza-ari donnent la victoire. 罈 Waza-ari awasete ippon罈,罈victoire par waza-ari combin矇s罈. (Durant une courte p矇riode des saisons 2016-2017 et 2017-2018, le cumule de waza-ari n’entrainait plus un ippon)
  • Yuko : impact sur le c繫t矇 prononc矇 vers le ventre (retir矇 dans les nouveaux r癡glements de l’IJF 2017, valable un waza-ari=1 pt
  • ne-waza :
    • Osae-komi : d矇but d’immobilisation
    • Toketa : sortie d’immobilisation
  • Sanctions :
    • shido : le premier avertissement est 竄 gratuit 罈 et oral, anciennement il donnait un Koka
    • chui : 2e avertissement (donnait anciennement un Yuko)
    • keikoku : 3e avertissement dernier avant disqualification
    • hansoku-make : faute grave (disqualification de la comp矇tition ou du combat) ou accumulation de trois fautes l矇g癡res (disqualification du combat).
  • Nouvelles r矇partitions des sanctions :
    • Shido  avertissement pour faute, au nombre de trois maximum.
    • Hansoku-make  le troisi癡me Shido donne Hansoku-make, disqualification par accumulation de fautes

Le nouveau r癡glement d’arbitrage pr矇voit Hansoku-make direct s’il y a mauvais esprit du judo, saisie en dessous de la ceinture.

Source : Wikipedia